Publié le août 4, 2021
Par Marie Barthelemy

Quelles solutions pour créer une ville sobre ?

Alors que réduire l’impact de l’homme sur l’environnement occupe de plus en plus d’esprits, un objectif national a été fixé par le gouvernement concernant le monde des nouvelles technologies : atteindre la sobriété numérique. Cet objectif consiste à réduire autant que possible le gaspillage énergétique du digital, en agissant sur l’ensemble des éléments qui y sont liés, en passant de la production électrique jusqu’à l’optimisation des sites web. Le bien être environnemental étant le but à atteindre, cette mission de sobriété numérique s’adresse à tous, du simple individu jusqu’aux villes elles-mêmes en tant qu’entité. Mais comment atteindre la sobriété numérique lorsqu’il s’agit d’une métropole de plusieurs centaines de milliers d’habitants ou plus ?

Mener des actions à tous les niveaux

Comme le veut l’adage, “petit à petit, l’oiseau fait son nid”. Et en matière de sobriété numérique, cela n’aura jamais été aussi vrai. Ainsi, afin d’atteindre ce noble objectif, il convient que chacun apporte sa pierre à l’édifice, et contribue à sa mesure. Réduire son empreinte carbone, éviter autant que possible les moyens de transport polluants, opter pour le reconditionné lorsque l’on souhaite changer de téléphone portable ou d’appareil technologique… Bien des actions à l’échelle individuelle sont réalisables simplement, et joueront un rôle essentiel sur le long terme. En effet, il ne s’agit pas seulement de regarder vers un futur proche où l’on se contente de réduire notre impact sur l’environnement, mais de viser plus loin en déstructurant nos habitudes pour en concevoir de nouvelles, éco-responsables.

Mais les actions vertes individuelles ne suffisent pas. Tous les acteurs de la société se doivent de participer. Ainsi, les professionnels sont eux aussi destinés à repenser leur modèle économique, pour permettre la création d’un monde en adéquation avec cet objectif qu’est la sobriété numérique. L’État a dores et déjà engagé des mesures de ce côté-là, en publiant en début d’année la feuille de route Numérique et Environnement.

Une fois les individus et les entreprises engagés dans la course à la sobriété numérique, il conviendra aux villes elles-mêmes de repenser leur manière de se fournir en énergies et d’analyser leurs actions pour proposer des solutions écologiques et plus sobres qu’elles ne sont actuellement.

Une nouvelle manière de consommer

Difficile de concevoir une ville entière qui repense l’entièreté de son fonctionnement pour atteindre une sobriété numérique globale. Et pourtant, on peut observer dans de nombreux pays que des essais sont faits dans ce sens, afin de concevoir de nouveaux quartiers en accord avec les conseils environnementaux du moment. Villes équipées de panneaux solaires pour faire fonctionner les lumières urbaines, système de recyclage des eaux usées pour créer de l’énergie, utilisation des déchets pour créer de l’électricité, fabrication d’emballages biodégradables, mise en avant de l’alimentation en circuit court… Un grand nombre de solutions sont encore à l’essai, qui commence dès à présent à dessiner l’avenir des villes écoresponsables.

La Low-Tech est également au goût du jour en matière de sobriété numérique. Si ce concept ne date pas d’hier, son application à grande échelle reste compliquée. Plus encore, il s’agit de créer de nouvelles solutions techniques et durables qui prennent non seulement en compte les besoins actuels, mais également ceux à venir. 

Enfin, un élément clé pour réussir à atteindre la sobriété numérique réside dans l’observation et l’analyse en temps réel de nombreux facteurs. Ainsi, un grand nombre d’outils de calcul sont aujourd’hui disséminés afin de mieux comprendre l’importance de la prise d’action dans cette course écologique qui touche chacun d’entre nous.