Publié le août 4, 2021
Par Marie Barthelemy

La sobriété numérique à l’échelle individuelle

Lorsque l’on parle de numérique, difficile de concevoir que chaque élément de ce vaste ensemble est responsable d’impacts environnementaux. Et au rythme auquel les choses avancent, d’ici 10 ans, cet impact sera tel qu’il sera presque trop tard pour réagir et inverser la tendance. Que l’on parle de la fabrication de nos appareils électroniques, ou encore de leur utilisation, les conséquences environnementales sont désastreuses, mais pas obligatoires. En effet, il tient à chacun d’entre nous de repenser son approche du numérique ainsi que son utilisation, pour mettre au point des gestes simples qui auront un impact positif cette fois-ci sur la planète.

À ce jour, le Gouvernement français s’applique à encourager les entreprises à adopter ces gestes responsables, mais seules, elles ne pourront pas atteindre l’objectif fixé, à savoir un pays fier d’être numériquement sobre. Ainsi, voici quelques gestes à adopter à l’échelle individuelle pour permettre de réduire considérablement l’impact environnemental de l’Hexagone.

Interroger ses besoins

La première chose à faire pour atteindre la sobriété numérique consiste à questionner nos besoins. En effet, à ce jour, les Français changent de smartphone en moyenne tous les deux ans. Pourtant, dans 88% des cas, ledit appareil est encore en parfait état de fonctionnement. Plus encore, sachant que notre téléphone fonctionne toujours, on a tendance à se dire : “Je vais le garder de côté au cas où mon nouveau téléphone tombe en panne”. Résultat, le précédent appareil s’en va retrouver ses congénères dans un tiroir, duquel il ne bougera plus. 

Mais pourquoi avoir décidé de changer d’appareil ? Bien souvent, c’est parce que nous avons cédé à une nouvelle publicité vue à la télévision ou sur internet, ou encore parce qu’on se plaît à se tenir informé des dernières innovations technologiques, ou encore parce qu’on s’est lassé de son téléphone. Dans certains cas, c’est parce que l’état du téléphone pose problème (téléphone plus lent qu’avant, écran légèrement endommagé, touches latérales qui sont usées…).

Le bon geste : S’assurer qu’il est réellement nécessaire de changer d’appareil. Ensuite faire le choix d’une seconde main plutôt que d’un téléphone neuf. En effet, le marché du reconditionné est en pleine expansion, et il serait dommage de ne pas en profiter. Et enfin, rapporter avec vous l’ancien appareil, qui vous permettra dans bien des cas d’avoir une petite ristourne sur votre achat.

Aussi, depuis ce début d’année 2021, il est obligatoire pour un vendeur de téléphone d’indiquer l’indice de réparabilité de ses produits. Cela vous permettra de conserver cet appareil que vous aimez tant, plutôt que de dépenser une somme folle pour une amélioration technique bien souvent imperceptible.

Résonner ses usages

Avec l’arrivée de la 5G, nos usages d’internet vont aller grandissant. Ce changement sera également synonyme d’un changement massif de nos appareils, que ce soit les téléphones ou encore les appareils connectés. La conséquence environnementale sera donc de taille. Il convient donc de réguler autant que possible notre manière de les utiliser pour compenser cela. 

Le bon geste : Ne pas céder à l’appel de la très haute définition lorsque l’on regarde des vidéos qui ne le méritent pas. Lorsqu’il s’agit d’un film avec votre acteur préféré à l’affiche, on peut comprendre l’envie de profiter d’une bonne qualité d’image, mais pour ce qui est du tuto pour fabriquer son savon à la maison, ou encore se tenir informé des dernières aventures des personnages de télé-réalité, opter pour une qualité moindre est plus que conseillé. 

Également, paramétrer vos réseaux sociaux pour les vidéos ne se lancent pas automatiquement est une très bonne approche pour réduire l’impact environnemental.