Publié le juin 3, 2021
Par Marie Barthelemy

Les GAFAM à l’heure de la transition écologique

Le numérique occupe une place chaque jour plus importante dans nos vies. Que ce soit au travail ou à la maison, pour communiquer ou effectuer une recherche sur internet, accéder à nos réseaux sociaux ou même prendre rendez-vous chez le médecin, tout se fait aujourd’hui par le biais de nos téléphones portables, de nos ordinateurs, ou tout autre outil électronique prévu à cet effet. Le numérique est si répandu, qu’on parle de près de 10% de l’électricité mondiale à être spécialement utilisée pour faire fonctionner nos outils du quotidien. Plus encore, outre la consommation d’énergie, le numérique est responsable d’une forte consommation d’eau, mais également de métaux rares. Un ensemble de ressources qui coûtent cher à l’environnement, et la facture ne s’arrête pas là. En effet, qui dit consommation d’énergie et exploitation des ressources dit également pollution et rejet de déchets en tout genre. 

Ainsi, avec un secteur de plus en plus critiqué sur le plan environnemental, ce sont ses plus gros acteurs qui sont alors gardés à l’œil par tous. En effet, les géants du digital, aussi appelés les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft), se doivent du fait de leur position de faire force de propositions et d’innovation pour montrer leur implication dans la course contre le réchauffement climatique et la protection de l’environnement. Mais qu’en est-il dans les faits ?

La situation du côté des GAFAM

En tant que leaders dans le secteur numérique, les GAFAM sont particulièrement observés. Ainsi, avec un capital boursier cumulé qui dépasse les 3.000 milliards de dollars, une trésorerie directe qui atteint plus de 546 milliards de dollars (soit plus que le PIB de la Suède), et plus de 680.000 salariés à l’échelle du globe, il n’est pas surprenant que ce groupe attise toutes les conversations. Conscients de leur position, les GAFAM montrent leur implication dans la protection de l’environnement en investissant par exemple dans les énergies renouvelables. Par exemple, Google à lui seul a monté un investissement de plus de 2,5 milliards de dollars l’an passé dans les énergies renouvelables. 

Pour résumer, si les GAFAM sont les plus gros acteurs du numérique à ce jour, ils sont également la clé pour garantir une transition énergétique réussie. 

Entre transition écologique et énergétique, que faut-il comprendre ?

La digitalisation des différents secteurs de nos sociétés ainsi que l’utilisation grandissante que l’on a des outils numériques nous poussent aujourd’hui à considérer la transition technologique comme terminée. Les résultats de ce nouveau mode de vie est aujourd’hui sous nos yeux, le numérique pollue, et son impact sur l’environnement ne peut plus être gardé secret. Plus encore, on parle désormais de transition écologique. Si la transition énergétique aspire à faire de la consommation d’énergie fossiles épuisables un élément du passé, pour se tourner vers des énergies vertes et non périssables, la transition écologique, elle, n’en est qu’à ses balbutiements. Il convient en effet que chacun à sa hauteur applique de nouvelles actions qui prennent en considération l’impact écologique qu’elles auront. On ne peut en effet plus se contenter d’agir puis de constater les dégâts de nos actes. Il s’agit dès lors de mettre en place de nouveaux chemins d’action et de pensées qui sont au minimum neutre écologiquement. Les GAFAM, en leur qualité de géants du numérique, sont ainsi les mieux placés pour montrer le pas, et inspirer chacun d’entre nous pour que demain soit plus vert et sain qu’il ne l’a jamais été !