Publié le juin 17, 2021
Par Marie Barthelemy

Impact des consoles next-gen sur l’environnement

Alors que 1972 voyait la mise sur le marché de la première console de jeu de salon, près de 50 ans plus tard, nous en sommes à la neuvième génération. Également appelées consoles next-gen, elles sont les bijoux de deux géants de l’industrie du vidéoludique, Sony avec la PS5 et Microsoft avec les Xbox séries X et S. Leur seul concurrent à ce jour est nippon, avec la Nintendo Switch, qui est elle issue de la génération précédente, et ne propose pas la même puissance graphique, et axe son expérience de jeu sur une atmosphère plus familiale. 

Se partageant toutes les parts du marché, les consoles next-gen n’ont jamais été aussi puissante, et encore aujourd’hui, aucun jeu n’a été proposé au public capable de puiser à 100% dans les capacités de ces monstres du divertissement. Parce que oui, lorsque l’on jette un œil sur le potentiel de ces objets aussi agréables à utiliser qu’à regarder, on ne peut que donner le nom de monstre de puissance à ces dernières. Malheureusement, chaque bonne chose vient avec son lot de mauvaises choses. En effet, ces consoles pour fonctionner nécessitent une grande quantité d’électricité, et prennent rapidement les formes de véritables fléaux pour l’environnement.

Des jeux particulièrement gourmands

Entre le chargement des éléments graphiques des jeux qui ont lieu en temps réel et n’empiète plus sur le temps de jeu, et les particules pour créer lumières et autre fumée dans les décors, sans parler des détails microscopiques qui améliorent la qualité de l’image, les jeux de la nouvelle génération de consoles font appel à de nombreux moteurs graphiques et puces de calculs qui ont besoin d’un quantité d’énergie non négligeable pour être opérationnels.

Plus encore, ces consoles permettent de laisser les jeux en état de veille apparente, ce qui offre la possibilité de faire une pause en cours de partie, sans pour autant éteindre la console. Mais s’il est question de veille apparente, c’est parce que la console continue de consommer la même quantité d’énergie pendant votre pause. Il est ainsi nécessaire de fermer le jeu pour s’assurer que la console ne consomme plus. Toutefois, cette tendance à la consommation passive ne concerne que Sony. Sa concurrente, la Xbox Series S étant bien moins puissante, sa consommation est quatre fois inférieure à celle de la PS5. Pour la Xbox Series X, la consommation est similaire à celle de Sony, mais uniquement pendant l’utilisation du jeu. Le mode veille permet de réduire grandement la consommation de la machine.

Des fonctionnalités qui dérangent

Si la veille est mieux gérée par Microsoft, c’est bien là le seul avantage qu’on peut lui trouver, du moins sur le plan écologique. En effet, la marque américaine à ajouter une fonctionnalité à sa console qui est activée comme paramètre d’usine (excepté en Europe), et qui elle, inquiète grandement les amoureux de la nature. Cette fonctionnalité s’appelle “Instant On”, et permet de commencer à jouer à son jeu préféré en quelques secondes seulement, contre plusieurs dizaines si elle est désactivée. Et ces petites poignées de secondes coûtent particulièrement cher à la planète !

En effet, aux USA seulement, cette fonctionnalité représenterait en 5 ans l’équivalent d’une consommation de près de 4 milliard de kWh !

Dernier élément qui reste en travers des plus écolos d’entre nous, le streaming, qui est proposé sur ces consoles, est lui aussi particulièrement énergivore. Il est en effet question d’une consommation entre 10 et 25 fois plus gourmande qu’avec un boîtier multimédia spécialement conçu pour ça… 

Pour résumer, utiliser une console de jeu next-gen n’est pas un problème en soi, à condition de le faire correctement. À savoir désactiver le mode “Instant-On” de sa Xbox, penser à bien fermer le jeu en cours lorsque l’on a fini de jouer, et privilégier son ordinateur ou sa tablette pour regarder un film ou sa série préférée. En respectant ces 3 petites consignes, on évite à la planète une consommation d’électricité inutile, et surtout, on divise ses factures d’énergie !